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Friday, April 1, 2011

Bondy - dissection architecturale

nbsp;S’il y a dans ce travail une méthode à suivre, ce serait celle de l’idéalisation systématique ; une surestimation automatique de l’existant ; un bombardement spéculatif qui, avec des charges conceptuelles et idéologiques rétroactives, investit même ce qu’il y a de plus médiocre. ? Rem Koolhaas
Bondy a retenu notre intérêt pour organiser un atelier de projet urbain au sein de Nous travaillons sur cette ville depuis le mois d’octobre. Son territoire, ses occupations, ses modes de vie, ses dysfonctionnements et potentiels nous intéressent. La question posée aux étudiants que nous accompagnons est ouverte : quels devenirs pour Bondy ?
Mais d’abord, pourquoi Bondy ? C’est le Bondy Blog et ses initiateurs qui nous ont amené à nous intéresser à la ville qui les accueille. Car ce média est l’expression émergente de quelque chose que l’on a encore coutume d’appeler ? l’espace public ?. C’est en tout cas une forme nouvelle venue d’un ensemble d’engagements réciproques entre des journalistes et des blogueurs en construction. Un relais.
C’est une belle affaire pour des étudiants architectes que d’entrer dans un territoire par des formes émergentes de ? l’espace public ?. Non plus celui issu des salons littéraires de la société bourgeoise des dix-huitième et dix-neuvième siècles, que l’on appelle justement l’Espace Public, et qui a ses formes (rues, places, cafés, journaux, télévision, parkings, galeries de nos temples du commerce…), mais dont les assises aujourd’hui vacillent.
Or voilà, le Bondy Blog nous raconte autre chose : le passage d’une société de ? l’espace public ? à une société du ? nuage interactif ?. Qu’est-ce donc que ce ? nuage interactif ? ? On ne le sait pas très bien, on ne peut que l’explorer, l’expérimenter pour l’éprouver et le construire. Le développement des nouvelles technologies de l’information en est un puissant levier. La ville de Bondy n’échappe pas à ce changement. C’est ce que nous explorons avec quelques étudiants.
L’ambition de cette recherche est multiple. Il s’agit de former les étudiants à un ensemble de sujets qui sont parfois nouveaux pour eux. Ils y découvrent des outils comme la cartographie, des problématiques complexes comme la transformation urbaine… Ils y sont invités aussi à explorer la notion d’ambiance, qui fait appel à tous nos sens – et pas seulement à celui du voir –, et s’intéresse au moins autant à l’usage des lieux, aux relations qui s’y forment, qu’aux formes dans lesquelles on voudrait les contraindre.
Bondy est le support de toutes ces investigations. La liberté dont nous jouissons pour aborder ce territoire nous permet de l’appréhender sous des angles parfois inattendus. Par exemple selon une transversale Est-Ouest, plut?t que Nord-Sud. Nous y découvrons des richesses nouvelles, qui résonnent avec les centres d’intérêt de nos contemporains, comme les formes de la nature, l’essor des mobilités, les capacités de transformation de larges emprises à vocation commerciale…
Nous sommes arrivés en ville par la gare, nous avons remonté l’avenue Carnot vers le Nord, suivant les pas des marcheurs qui nous indiquaient un chemin que d’emblée l’on pressent quotidien, tandis que d’autres trajets, relevant plut?t des résidents du Sud, coupaient aux transports en communs en privilégiant la voiture pour leurs quotidiennes transhumances.
Nous nous sommes amusés des découvertes au fil des pas de ces marcheurs et de ceux qui sont ? montés sur roues ?, de tous ces Bondynois. Le plaisir est un levier nécessaire à la découverte et à la connaissance. Il n’empêche pas le sérieux des études. Peu à peu nous avons imprimé nos tracés dans la ville. Entre ceux des occupations journalières des habitants, des visions de leurs représentants, des projections de leurs acteurs visibles ou moins visibles, et ce qui attirait notre attention.
Assez vite nous avons compris que des intérêts extérieurs avaient largement fa?onné le territoire : le train qui traverse, et fait incidemment arrêt à Bondy. Le canal qui relie les lointains de l’Est à Paris. La Nationale 3 qui rayonne elle aussi depuis la capitale bien au-delà de la Seine-Saint-Denis… Nous avons également observé comment la ville s’est constituée, dans le temps et dans l’espace. Bondy n’est pas homogène, loin s’en faut. Elle exprime différentes temporalités et cultures, soit sous l’angle des fabrications de l’histoire, soit sous celui des appartenances actuelles. On y trouve les signes de différentes politiques, aux échelles qui vont graduellement du local au national.
Les écoles aux murs de brique nous racontent le poids de la valeur éducative dans l’après-guerre. Les maisons en pierre meulière nous racontent des circuits économiques et des liens culturels. Les édifices en béton nous racontent la vitalité des ? trente glorieuses ?, le modernisme heureux d’alors, mais aussi une volonté de gestion des hommes par l’espace sur laquelle il faut maintenant revenir.
Les formes d’une ville sont toujours des occasions de découverte, d’étrangeté, même dans le registre du proche. Elles témoignent d’une vision du monde, d’une manière de le projeter. Ainsi n’y a-t-il pas pour nous de bonne ou de mauvaise construction a priori. Elles ne sont qu’incarnations de visions, de désirs et de projets qu’il faut tenter de comprendre, de la même manière qu’il faut tenter de saisir les frémissements de l’en cours. L’architecture et l’urbanisme sont affaires curieuses, entre observation et compréhension d’un ordre des choses, de transformations qui sont fonction des mouvements en germe, et désir d’anticipation. C’est une série de fictions ébauchées sur le réel d’un territoire que nous voulons rendre sensibles avec les étudiants.
Ainsi vous en ferez-vous une première idée, avec les papiers qu’ils vous adressent à nos c?tés sur ce blog, et pourrez-vous vous en faire une image plus nette encore s’il vous était possible de vous rendre à la présentation publique que nous voulons mettre en place à Bondy, vers la fin du mois de février.
Leurs univers sont très divers. Ils sont hantés chacun par une question bien précise, à la fois en prise sur le réel de Bondy et les situations générales de la métropolisation, mais aussi d’une certaine manière en phase avec le rêve.
Les paris sont pris, les rendez-vous annoncés. Merci encore à nos h?tes du Bondy Blog pour l’accueil qu’ils n’ont cessé de nous réserver depuis notre arrivée en gare. Happy Bondy !
Emmanuel Doutriaux et Xavier Fouquet

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